CARITAS DEVELOPPEMENT GOMA
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Des relais communautaires capacités sur la santé sexuelle et reproductive par la Caritas Goma

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Du 15 au 17 avril 2023, des jeunes (relais communautaires) ont bénéficié d’un renforcement des capacités sur la santé sexuelle et reproductive, dans le cadre du projet « Jeunes et femmes pour la paix grâce à l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive et aux interventions contre les violences basées sur le genre », exécuté par la Caritas-Développement Goma sous l’appui financier de UNFPA.

La sexualité englobe tout ce qui a trait à la vie sexuelle ; que ce soit le désir, le plaisir, la relation en couple ou la reproduction. En Afrique comme ailleurs, l’éducation à la sexualité demeure taboue dans beaucoup de familles, quel que soit le milieu social, la religion ou le pays. Sujet délicat mais d’une importance capitale car c’est une affaire de tous.

Les jeunes et adolescents ont besoin d’être amplement informés afin d’éviter les conséquences, parfois graves qui peuvent découler de leur rapport à la sexualité. On peut citer ici la fréquence de grossesses non désirées, les avortements illégaux qui engendrent des complications médicales ou encore la recrudescence des MST, a déclaré d’entrée de jeu l’Abbé Richard Muhindo lors de l’ouverture de cette session.

C’est dans une optique de vouloir palier à tous ces problèmes engendrés par la sexualité taboue en visant le changement des comportements des jeunes que différentes thématiques ont été décortiquées, c’est entre autres : Jeunesse et sexualité, grossesses non désirées et avortements provoqués, la contraception chez les jeunes, les MST/SIDA, Environnement, population et développement, la toxicomanie, la communication pour le changement de comportement, les pratiques traditionnelles affectant la santé de la jeune fille, les droits du client (jeune), la gestion, concept de l’éducation par pair, valeurs socioculturelles, santé de la reproduction, développement de la jeunesse ainsi que l’anatomie et physiologie des organes génitaux.

D’après Florence Kahindo, l’une des facilitateurs de la formation, les rôles d’un pair éducateur seraient de motiver ses camarades, contribuer à l’éveil de conscience, assister les jeunes qui sont dans le besoin, démystifier la sexualité ainsi que contribuer aux changements positifs.

Elle a ensuite déclaré qu’il faudra référer systématiquement les cas qui dépassent ses compétences des pairs éducateurs aux prestataires sanitaires ou aux représentants officiels avant d’insister qu’il faut identifier les signes communs des MST chez les jeunes, apprendre aux jeunes comment utiliser le condom et les convaincre de l’utiliser à chaque fois qu’ils ont les rapports sexuels, pouvoir utiliser du matériel éducatif, revoir fréquemment les notes de formation et l’information éducative, se protéger lui-même contre les MST/SIDA, faire des comptes rendus de son travail auprès du projet ainsi que travailler en équipe avec d’autres paires éducateurs.

Quant au Médecin Chef de zone de Karisimbi, présent à cette activité, cette formation mérite d’avoir lieu car elle contextualise la vie que nous menons : « Dans le contexte actuel nous parlons des violences basées sur le genre, nous enseignons des mesures préventives contre les infections issues des MST et des viols car ces derniers constituent les sources qui affectent négativement les populations. C’est pourquoi il est primordial d’avoir une population formée, informée sur les SVBG. Surtout ne prenons pas la santé sexuelle et reproductive comme un tabou car si nous le prenons de cette manière nous nous créons des barrières ».

Dans un entretien accordé à la Cellule de communication de la Caritas Goma, Mariam Nzigire, une participante indique que la formation a été très bénéfique pour elle : « Aujourd’hui parler de la sexualité n’est plus une matière taboue. Maintenant je suis capable d’aller sensibiliser et transmettre aux jeunes la matière que j’ai apprise sur la santé sexuelle et reproductive sans honte ni peur ou encore complexe. Je connais déjà les mesures préventives pour lutter contre des grossesses précoces, des infections MST et VIH/SIDA, etc».

Signalons que cette même formation a été donnée dans les zones de santé de Karisimbi, Nyiragongo et Kirotshe et a rassemblé 30 jeunes appelés pairs éducateurs qui seront chaque fois sur terrain pour sensibiliser les autres jeunes sur la santé sexuelle et reproductive.

Angèle Buke

Cellule de Communication

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