Approvisionnement en eau et construction des toilettes en territoires de Masisi et Walikale par la Caritas Goma
Du 18 au 26 mars 2026, une série de cérémonies de remise officielle d’ouvrages hydrauliques et sanitaires a marqué la clôture d’un projet d’envergure exécuté par la Caritas Goma et appuyé financièrement par le Département d’État américain (U.S. Department of State). Ces infrastructures viennent transformer durablement le quotidien des milliers de bénéficiaires dans les zones reculées dans le Masisi et le Walikale.

Pendant une semaine, les équipes de la Caritas Goma, accompagnées des autorités locales et des représentants de bénéficiaires, ont parcouru les localités cibles pour remettre officiellement les clés des nouvelles installations sanitaires. Ce périple a débuté dans le territoire de Masisi avant de s’achever dans le territoire de Walikale.
Le projet ne s’est pas contenté de construire des points d’eau ; il a aussi mis en place un écosystème complet pour garantir l’hygiène et l’assainissement. Les ouvrages remis comprennent : des réseaux d’adduction d’eau potable (bornes fontaines et réservoirs), des blocs de latrines hygiéniques et des dispositifs de lavage des mains pour lutter contre les maladies d’origine hydrique.
De l’impact du projet, 60 relais communautaires ont été formés sur la promotion de l’hygiène et sur la gestion des ouvrages, 1460 latrines (1460 ménages bénéficiaires de latrines), 5405 ménages bénéficiaires de kits NFI et kits Wash NFI et 3245 personnes ont bénéficié des KHI. Des adductions d’eau potable : bornes fontaines et réseaux de distribution modernisés, des infrastructures sanitaires : blocs de latrines répondant aux normes de protection et de dignité et des sensibilisations sur la promotion de l’hygiène pour pérenniser les acquis de santé ont aussi fait l’objet dudit projet.

« Ces ouvrages sont les vôtres. Leur durabilité dépend de la gestion rigoureuse des comités de points d’eau que nous avons formés », a souligné ALBERT KAKULE, coordonnateur terrain dudit projet. Il a ensuite insisté sur l’appropriation communautaire du projet.
« Pour les habitants, notamment les femmes et les enfants qui parcouraient autrefois des kilomètres pour puiser de l’eau, ce projet a changé cette situation. La réduction des maladies hydriques et l’amélioration de la sécurité aux points d’eau constituent les plus grandes victoires de cette intervention. Alors que le projet se clôture officiellement, les bases d’une résilience accrue sont jetées, laissant derrière elles des infrastructures solides et des communautés mieux préparées à gérer leurs ressources vitales », a renchéri Albert.

Grâce au soutien financier du U.S. Department of State, ce projet a répondu à une urgence humanitaire et de développement dans une région souvent secouée par l’instabilité. Il a aidé à réduire le taux de prévalence des maladies comme le choléra et à alléger le fardeau pour les femmes et les enfants qui devraient parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau.
Face à cette intervention de la Caritas, les bénéficiaires ont un après l’autre exprimé leur satisfaction :
« Avant l’arrivée de ce projet, on buvait de l’eau sale. Pour avoir de l’eau propre, nos filles devaient marcher plus de deux heures en forêt pour puiser de l’eau potable à la source. C’était épuisant et dangereux. Aujourd’hui, l’eau coule au milieu du village. C’est un soulagement immense pour toutes les mamans de Walikale, a déclaré Kafumba Bernadette, une des bénéficiaires.
« Nous sommes tellement ravis et disons merci de nous avoir formés pour entretenir ces installations. Ce n’est pas seulement un cadeau, c’est un outil de santé pour nos familles, a relaté pour sa part Luendo Obedi, plombier à Masisi.
Signalons que le succès de cette remise officielle réside dans la synergie entre le donateur américain, l’expertise de terrain de la Caritas développement Diocèse de Goma et la volonté des autorités locales. En remettant ces clés, la Caritas ne se contente pas de livrer du béton et des tuyaux ; elle transmet un capital de santé et de sécurité à des zones qui en ont cruellement besoin et répond aux besoins vitaux des populations déplacées et hôtes, durement touchées par les crises récurrentes dans la région.
Patrick Ndolero et Angèle Buke
Cellule de communication