Dans le cadre de 16 jours d’activisme, la Caritas-Développement Goma à travers son projet de lutte) contre les violences domestiques (LCVD a procédé à des sensibilisations sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) à Kitshanga, Minova, Sake et Mugunga en date du 6 au 16 novembre 2025, l’objectif étant de promouvoir l’égalité de genre.

Les violences à l’égard des femmes constituent une violation des droits de la personne. Chaque année, le monde entier mène une campagne intitulée 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, qui démarre le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, pour prendre fin le 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne. L’objectif est de sensibiliser l’opinion publique et d’encourager la lutte contre les violences basées sur le genre.
Dans l’optique de ces activités, des hommes engagés, sensibilisés et formés par la Caritas Goma sur la masculinité positive ont servi d’exemple aux autres à travers des démonstrations de travaux ménagers, notamment la vaisselle, l’allumage du feu, la cuisson des nourritures ou encore le malaxage de la pâte, chose qui était étrange aux yeux de beaucoup de gens puisque selon les us et coutumes africaines ces travaux ménagers étaient destinés aux femmes. À travers des sensibilisations faites par la Caritas, ces hommes engagés ont compris et accepté d’aider leurs femmes et ont pris l’engagement de sensibiliser aussi d’autres hommes.

Au microphone de la cellule de communication de la Caritas Goma, certains jeunes membres des clubs des jeunes se sont exprimés. C’est le cas de Vainqueur Buzigire, membre du club des jeunes de Minova, qui a déclaré : « Auparavant, je ne considérais pas la femme, je ne respectais pas mes sœurs, je ne pouvais pas les aider même à puiser de l’eau, j’attendais juste qu’on m’apporte à manger. « Après la formation reçue sur les violences basées sur le genre, j’ai compris qu’il n’y a pas de distinction entre l’homme et la femme ».
« Avant j’avais l’habitude de mettre la femme au second rang. « Mais après avoir été formé, j’ai su voir l’importance de la femme avec toutes ses qualités et cela nous aide à présent à promouvoir notre société », a relaté Gloire Bahizi, un jeune de Mugunga.

Aussi, certains hommes engagés ont relaté un peu leur vie passée avant de rencontrer la Caritas. Il s’agit d’Augustin Je Dunia qui raconte : « Je me souviens quand j’avais épousé ma femme ; je la considérais comme un objet pour satisfaire mes besoins. Par la grâce de Dieu, j’ai rencontré la Caritas et j’ai été instruit sur la masculinité positive. Aujourd’hui j’aide facilement ma femme dans des travaux ménagers. Certes, j’ai été critiqué par d’autres hommes, mais je suis devenu le sensibilisateur des autres hommes ».
Signalons que ces 16 jours d’activisme ont été effectués dans les cités de Kitshanga, Minova, Sake et dans le quartier Mugunga. Les faits marquants de ces activités ont été : la caravane motorisée, les fanfares, le calicot et le drapelet sur lequel était inscrit le slogan des activités « oranger le monde » pour sensibiliser la population sur l’importance de la masculinité positive.
François Akilimali (Satgiaire)
Cellule de Communication