CARITAS DEVELOPPEMENT GOMA
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Forum d’échanges intercommunautaire en quête de la paix dans le territoire de Nyiragongo

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La Caritas Goma lance un forum d’échanges, d’analyses et de concertations sur les causes des conflits et les pistes des résolutions avec les personnes ressources et les structures stratégiques de la ville de Goma et du groupement Munigi, du 29 au 30 septembre 2021 dans le cadre de son projet Prévention et Réduction des  Violences Issues des Conflits Ethniques dans la ville Goma et dans le groupement Munigi en territoire de Nyiragongo (PR VICE), financé par CAFOD.

Les conflits en territoire de Nyiragongo et leurs conséquences restent une source de préoccupation majeure, dans la mesure où ils constituent un défi multidimensionnel au développement écono­mique et humain dans cette région.

En effet les problématiques démographiques liées aux importants mouvements migratoires, les enjeux fonciers et les questions identitaires alimentent de nombreux conflits inter et intra-communautaires entrainant des vives violences et tensions sociales dans ladite région. C’est dans ce cadre que le Bureau Diocésain Justice et Paix de la Caritas-Développement Goma met en œuvre une assise d’échanges entre les communautés ethniques du territoire de Nyiragongo dans l’objectif de pouvoir connaitre l’origine des conflits qui y subsistent et de permettre aux différentes communautés de trouver elles-mêmes de pistes des solutions afin d’aboutir à la cohabitation pacifique.

Signalons que ces échanges et analyses ont connu la participation de plusieurs catégories de personnes notamment les présidents de différentes communautés, le président des jeunes de différentes communautés, les membres des structures stratégiques, les responsables des associations des jeunes et femmes, le président de la société civile, les structures de paix et de développement, les représentants de différentes confessions religieuses et les cadres politico-administratifs.

Cette assise n’aurait pas d’importance s’il y avait déjà la paix dans notre région, mais comme nous sommes en quête de la paix nous devons nous prêter main forte pour qu’ensemble nous aboutissons à une cohésion sociale et une cohabitation pacifique, atteste Jean-Pierre Mushagalusa, représentant de CAFOD.

Par ailleurs, Gilbert Dhego, coordonnateur du bureau diocésain justice et paix exhorte les participants à semer la paix partout puisqu’il y a aucun développement durable sans paix.  Celui-ci en se référant à la citation du pape Paul VI affirme que « La paix c’est le développement ». ,

Apres l’exposé de motif de celui-ci, le modérateur a tracé la ligne de conduite pour les participants en les exhortant de ne présenter que les situations qui affectent toute la communauté en excluant les individualités.

Pendant l’exposé des participants, des faits suivants ont été soulevés : Recrutement illicite des agents administratifs, une police majoritairement Kumu, l’entretien des milices, l’absence d’un chef de chefferie, les autochtones eux-mêmes ne s’attendent pas, les chefs d’avenues sont souvent complices dans les conflits fonciers, la méfiance entre communautés, complexe de supériorité lié au pouvoir, manque de considération entre les communautés, le tribalisme, absence de confiance entre communautés, globalisation des faites à toute une communauté, les acteurs politiques et les mouvements citoyens fondés sur base communautaire sont les éléments diviseurs, conflit de pouvoir coutumier, mauvaise gouvernance et politisation du pouvoir coutumier, vente des parcelles à plusieurs individus à la fois, des fausses informations, assimilation certaines communautés aux rwandais, assimilation de certains manifestants nandes aux Mai-Mai ainsi que les manifestants Kumu aux FDLR, une crise d’identité nationale, le kidnapping répété, l’usurpation du pouvoir, manque d’un accord commun d’une famille lors du partage de l’héritage, ignorance de la loi foncière et le service de sécurité mono-ethnique.

D’après les participants, l’épine dorsale de la conflictualité sur le foncier demeure les modes d’accès et de gestion de la terre.  Le plus grand nombre de conflits fonciers qui sévissent dans la Chefferie de Bukumu naîtraient et se justifieraient par la confrontation entre les pratiques coutumières de gestion de la terre et la loi foncière en vigueur en RDC.

A ces effets, les pistes de solutions suivantes ont été soulevées par les participants : création  d’un club permanent de concertation et de dialogue intercommunautaire, sensibiliser la population et les autorités coutumières à la gestion rationnelle et durable du sol, l’applicabilité de la loi foncière en vigueur en RDC, le respect de la loi portant statut des chefs coutumiers ainsi que l’installation immédiate des ayants droits selon les résultats de la CCLCC et surtout à la tête de la chefferie.

A la fin de ces assises, le représentant du chef de la chefferie exhorte aux participants d’aller mettre en pratique les pistes des solutions proposées pendant ces assises et que ces dernières engendrent un bon fruit qui est la cohabitation pacifique.

Angèle Buke

Cellule de communication

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