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À Kabare, les femmes de Bugorhe témoignent de l’impact du projet « Femmes en Action »

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Dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu, les femmes du groupement de Bugorhe, bénéficiaire du projet Femmes en Action, témoignent des changements apportés dans leur quotidien grâce au dit projet financé par Affaires Mondiales Canada, en consortium avec The Jane Goodall Institute Canada et la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Dans la vallée de Nyamakana, où elles pratiquent notamment des activités de maraîchage, les bénéficiaires produisent différents légumes destinés à la consommation familiale et à la vente.

À travers les champs mis à leur disposition dans la vallée de Nyamakana, ces femmes cultivent notamment la courge, le chou et d’autres produits maraîchers. Une partie des récoltes est consommée au sein des ménages tandis qu’une autre est vendue afin de générer des revenus.

Pour une bénéficiaire originaire de Bugorhe, ces activités agricoles constituent désormais une source importante de revenus. Elle explique que la vente de ses récoltes lui permet de répondre à certains besoins de sa famille, mais aussi de respecter ses engagements au sein de l’Association Villageoise d’Épargne et de Crédit (AVEC).

Selon son témoignage, l’argent obtenu grâce à la vente des produits agricoles permet notamment de rembourser les sommes dues à l’AVEC. Après ces remboursements, le revenu restant peut être consacré aux besoins des enfants et à d’autres dépenses du ménage.

La bénéficiaire explique également que les activités maraîchères lui ont permis de contribuer à la scolarisation de ses enfants.

Elle raconte notamment avoir connu des difficultés financières au moment où l’un de ses enfants devait terminer ses études. Grâce aux revenus générés par la vente des produits issus de son champ, elle affirme avoir pu soutenir sa scolarité jusqu’à l’obtention de son diplôme.

Pour elle, l’agriculture ne représente donc pas uniquement une activité destinée à assurer l’alimentation de la famille. Elle constitue également une source de revenus permettant de répondre à certaines dépenses essentielles, notamment celles liées à l’éducation.

Les femmes réinvestissent par ailleurs une partie de leurs revenus dans leurs activités. Elles achètent notamment des semences et d’autres intrants nécessaires à la poursuite des cultures.

Un moyen de renforcer l’autonomie des femmes

Pour les bénéficiaires, l’un des principaux acquis du projet « Femmes en Action » est le renforcement progressif de leur autonomie.

À travers les activités agricoles, l’épargne et le crédit, elles disposent de moyens leur permettant de développer leurs propres initiatives et de participer davantage à la prise en charge des besoins de leurs familles.

La bénéficiaire rencontrée à Bugorhe considère que le travail permet à une femme de renforcer progressivement son indépendance économique. Elle souligne également l’importance des conseils et de l’accompagnement reçus dans le cadre du projet pour mieux organiser ses activités.

Un appel à poursuivre l’accompagnement

Alors que le projet « Femmes en Action » arrive progressivement à son terme, les bénéficiaires souhaitent que les acquis obtenus puissent être préservés et renforcés.

Interrogée sur ce qu’elle retient du projet, une femme de Bugorhe estime que celui-ci a apporté un soutien important à de nombreuses femmes du territoire de Kabare qui, selon elle, étaient auparavant peu accompagnées.

Elle appelle ainsi les différents partenaires du projet à continuer à mobiliser des moyens pour permettre aux femmes de poursuivre leurs activités, notamment dans le maraîchage, l’épargne et le crédit.

À Nyamakana, les femmes souhaitent donc pouvoir continuer à exploiter les opportunités développées grâce au projet. Pour elles, la poursuite de ces activités constitue un moyen de consolider les revenus des ménages, de soutenir la scolarisation des enfants et de renforcer davantage l’autonomie économique des femmes.

Les témoignages recueillis montrent ainsi plusieurs dimensions de l’impact rapporté par les bénéficiaires : l’accès aux activités maraîchères, la génération de revenus, la participation aux mécanismes d’épargne et de crédit, le soutien aux besoins familiaux et scolaires ainsi que, pour certaines bénéficiaires, l’accès à une prise en charge sanitaire.

Lydie Waridi Kone

Communication

 

 

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