CARITAS DEVELOPPEMENT GOMA
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Caritas Goma sensibilise la communauté aux stéréotypes liés au genre pour renforcer la cohabitation pacifique.

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En septembre 2026, la Caritas Développement Diocèse de Goma a organisé, à Walikale centre et à Itebero, des ateliers de formation sur les stéréotypes liés au genre, dans le but de déconstruire les préjugés et de promouvoir une cohabitation pacifique au sein de la communauté. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’ Contribuer à la résilience économique et environnementale’’ CREE, financé par MISEREOR.

Facilité par Rachel Uyera, chargée du genre au sein du projet CREE, ces ateliers ont porté sur les idées préconçues, les normes sociales et les croyances qui influencent les relations entre les femmes et les hommes au sein de la communauté. L’objectif était de favoriser une prise de conscience collective sur les préjugés qui entretiennent les inégalités et d’encourager des comportements fondés sur le respect mutuel et l’égalité.

Les stéréotypes liés au genre peuvent alimenter les discriminations, renforcer les inégalités et provoquer des incompréhensions au sein des familles et de la communauté. Lorsqu’ils ne sont pas remis en question, ils peuvent également limiter la participation des femmes aux processus décisionnels, aux initiatives de développement et aux efforts de consolidation de la paix, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, elle a exhorté les participants à devenir des hommes et des femmes engagés pour une masculinité et une féminité positives.

À travers des discussions participatives et des échanges d’expériences, les participants ont été invités à remettre en question certaines pratiques sociales et à reconnaître les capacités de chaque personne, indépendamment de son sexe. Une démarche qui vise à promouvoir une participation plus équitable des femmes et des hommes à la vie communautaire.

Prenant la parole à l’issue des enseignements, Kisuba Nkuba, représentante de la société civile, a souligné les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées dans l’expression de leurs opinions et leur participation aux décisions communautaires.

« Chez nous, à Walikale, il arrive que la parole d’une femme soit moins considérée que celle d’un homme, même lorsqu’elle a des idées importantes à partager. Cette situation décourage les femmes et limite leur participation aux décisions qui concernent leurs familles et toute la communauté. Cet atelier nous encourage à croire en nos capacités et nous rappelle que nous avons, nous aussi, une contribution à apporter à la paix et au développement. Nous souhaitons que les hommes apprennent à nous écouter, à nous respecter et à travailler avec nous, car la cohabitation pacifique est une responsabilité partagée », a-t-elle déclaré.

Elle a également évoqué la question de l’accès des femmes au droit à l’héritage, qu’elle considère comme un défi persistant dans certaines situations, malgré les avancées observées dans certains milieux. Elle a, à cet effet, plaidé pour la multiplication des séances de sensibilisation afin que les messages atteignent toutes les couches de la population.

De son côté, Maguma Jean, participant à l’atelier, a reconnu la nécessité de faire évoluer certaines perceptions sociales concernant les rôles respectifs des femmes et des hommes.

« Dans notre communauté, nous avons parfois tendance à croire que l’homme est supérieur à la femme et que certaines responsabilités sont réservées uniquement aux hommes. Grâce à cette formation, nous comprenons qu’il est important de changer cette mentalité. La femme a aussi des capacités, des idées et un rôle essentiel à jouer dans le développement de notre communauté. Nous devons lui donner la possibilité de s’exprimer, de participer aux décisions et de contribuer à la résolution des conflits. La paix durable en territoire de Walikale dépend aussi du respect et de la collaboration entre les hommes et les femmes », a-t-il affirmé.

Pour Louis Matemane, chargé d’appui du projet CREE, ces ateliers représentent une occasion importante de favoriser une réflexion collective sur les comportements et les croyances qui entretiennent les inégalités.

Il a souligné la nécessité de promouvoir des relations fondées sur le respect mutuel, le dialogue et la collaboration, tout en encourageant les participants à traduire les enseignements reçus en actions concrètes dans leur vie quotidienne et au sein de toute la communauté.

Il a ainsi appelé les participants à mettre en pratique les connaissances acquises au sein de leurs familles et de leurs communautés, afin de contribuer à la déconstruction des stéréotypes liés au genre et au renforcement de la cohabitation pacifique.

Il convient de signaler que le projet CREE intervient également dans le territoire de Masisi, qui constitue, avec celui de Walikale, l’une de ses principales zones d’intervention.

Angèle Buke

Cellule de communication

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