Des femmes de comités des groupes communautaires formées sur le développement et la gestion des AGR.
Du 30 au 31 octobre 2025, des femmes membres des comités de groupes communautaires de la ville de Goma et ses environs ont été formées sur le développement et la gestion des Activités Génératrices de Revenus (AGR) dans l’objectif de renforcer leurs capacités entrepreneuriales et managériales et de favoriser leur autonomie économique ainsi que leur participation au développement communautaire. C’est dans le cadre du projet Matumaini Mapya’’MA-MA’’, exécuté par la Caritas Goma avec le financement de la Caritas Allemagne.

Au total, 170 femmes des groupes communautaires ont bénéficié de cette formation qui s’inscrit dans la stratégie de promotion de l’autonomisation économique et sociale de la femme soutenue par le projet.
Dans la ville de Goma et ses environs, de nombreuses femmes font face à des conditions économiques précaires dues à un accès limité aux ressources productives et aux opportunités économiques. Cette situation compromet leur autonomie et leur participation active au développement socio-économique de leurs communautés.
Pour répondre à ces besoins tant sentis, la Caritas Goma apporte un ouf de soulagement, une lueur d’espoir à ces femmes qui n’espéraient plus à travers la formation, l’accompagnement et le développement des activités génératrices de revenus (AGR) durables.
Assurant l’ouverture de cette activité, Idi Bandu, Coordonnateur du département du Bureau Diocésain de développement à la Caritas Goma a invité toutes les femmes présentes à la formation de porter plus d’importance à cette activité qui est pour elles une plus-value :
« Chères dames, cette formation est très capitale car elle vient renforcer vos capacités entrepreneuriales et managériales pour que vous soyez économiquement autonomes et pour que vous participiez aussi au développement de vos communautés. Aussi, vous allez acquérir des connaissances de base en termes de la gestion financière, ce qui est une bonne chose pour vos AGRs ».
Avant d’entreprendre il faudra d’abord étudier la faisabilité, la rentabilibilité, la planification et la commercialisation pour ne pas faire une activité qui ne mènera à rien, a souligné d’entrée de jeu le facilitateur de la formation.

Au cours de cette dite formation, les points suivants ont constitué la matière apprise : des connaissances pratiques sur la création ; le développement et la gestion d’une activité génératrice de revenus, gestion financière, comptabilité simplifiée, planification et épargne ; l’élaboration de mini-plans d’affaires (business plans simplifiés) ainsi que les notions de marketing, de vente, et de gestion de la clientèle.
Awadi Ndagije, une participante de ladite formation a exprimé sa satisfaction pour la matière apprise : « Je suis vendeuse des tomates depuis 3 ans mais je n’avais jamais prospéré, pour dire que mon capital n’a pas subi de hausse. A travers cette formation, je me rends compte que j’étais ignorante en termes de gestion de l’argent que je gagnais. Je viens d’apprendre qu’on ne touche pas le capital, qu’on ne consomme pas le capital. Comme je suis maintenant informée, j’espère maintenant au changement ».
Pour sa part Uzera Yvone, une autre participante déclare que grâce à la formation elle ne commettra plus d’erreurs : « de ma part je me suis rendue compte que j’amenais un produit sur le marché sans pour autant étudier si la place sur laquelle je vais l’exposer est favorable. C’est une nouvelle notion qui a boosté ma conscience aujourd’hui et qui cadre selon mes analyses avec le non avancement de mes activités. Dès lors, je mettrai en pratique les enseignements reçus. Le grand problème aussi était le manque de moyens financiers ou soit le renforcement financier. Au moins aujourd’hui je suis soulagée par cet accompagnement de la Caritas, pour moi, c’est un nouvel élan ».
Pour toutes les femmes participantes à cette activité, l’idéal serait aussi d’inviter à cette formation leurs maris pour qu’ils comprennent ensemble que l’AGR de la femme ne constituera pas la seule source de soutien aux besoins du ménage, si non l’AGR ne prospèrera pas, tel a été le souhait et le plaidoyer de ces femmes auprès de la Caritas.
C’est sur une note de satisfaction que cette formation a été clôturé par le staff Caritas présent à l’activité et qui a alors incité les participantes à aller alors appliquer tout ce qu’elles ont appris et de prendre tout au sérieux car ce n’est que le début du travail.
Angèle Buke
Cellule de Communication