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Partant de la stratégie de distribution générale des vivres, la Caritas Goma –à travers le financement du Programme alimentaire mondial (PAM)- a soulagé la souffrance de plusieurs ménages par son projet de distribution des vivres aux déplacés et retournés les plus vulnérables dans les sites de Kizimba, Kasoko, Gihondo et Nyanzale (territoire de Rutshuru) en province du nord-Kivu.

Depuis un temps, les guerres et les atrocités des groupes armés opérationnels dans le territoire de Rutshuru, occasionnent une triste réalité pour la population qui y habite. Cette dernière est toujours contrainte à fuir son milieu respectif en abandonnant ses champs, bétails et sa fortune pour chercher asile où la sécurité pourrait être rassurée en menant une vie de refuge. C’est dans ce contexte de sécurité alimentaire et humanitaire dégradant que la Caritas Goma déploie d’importants efforts de secours pour apporter un soulagement.

Pour rendre effectif cette assistance, la Caritas Goma, a lancé son staff dans les quatre sites ciblés (Kizimba, Kasoko, gihondo et Kasoko) pour venir à la rescousse de ces nécessiteux. Ainsi donc, les céréales, les légumineuses, l’huile et le sel minéral sont des commodités que les bénéficiaires ont reçues afin de lutter contre la famine et la malnutrition.

Ces vivres de grande nécessité ont été distribués sur base de critères bien connus : la zone affectée par l’insécurité, la vulnérabilité, la taille du ménage,… pour un ménage composé d’une taille où vit un seul individu, la ration alimentaire pour une durée de 15jours est de 6kg de céréales, 1,8kg de légumineuses, 0,45kg d’huile et 0,075kg du sel.

Les bénéficiaires satisfaits de ces denrées, n’ont pas caché leurs sentiments. C’est le cas de Twishime, mère de 4 enfants, habitant à Kasoko : « ma joie est immense en ce jour où je viens de recevoir pour la deuxième fois des vivres. Mon ménage étant de la taille 4, j’ai eu 24kg de farine, 0.3kg du sel, 1.8kg d’huile, 7.2kg de céréales. C’est une ration qui va me permettre de survivre pendant plus ou moins 20jours. Je remercie la Caritas Goma et ses partenaires ».

De son coté, Clotilde nshimiyimana fait savoir que les choses ne sont pas si simples : « voilà que j’ai 30kg de farine, 2.25kg d’huile, 0.375kg du sel, 9kg de petits poids. Je remercie d’avance la Caritas Goma d’avoir pensé à vous les déplacés. Personnellement, je devrais enterrer un de mes enfants à cause de la famine.  Néanmoins, j’ai 11 enfants dans mon ménage et donc, j’ai une taille de 13 y compris moi et mon mari ; mais j’ai reçu une ration alimentaire conforme à la taille 5 vu les normes fixées par nos bailleurs de fond. A cause de l’insécurité récurrente dans mon village, je n’accède plus à mon champ ; je préfère rester à la maison que de perdre ma vie. Si la paix revient, je serai la plus heureuse pour subvenir à mes besoins au profit de ma famille ».

Dans la foulée, Ntakirutimana, un octogénaire laisse entendre que cette assistance alimentaire vient répondre au besoin réel que les déplacés et les retournés éprouvent. C’est plus de 8156 ménages qui ont été accueilli récemment dans les familles hôtes dans les villages se trouvant le long de l’axe Nyanzale dans des conditions qui ne sont toujours meilleurs.

Signalons que certains des déplacés arrivent à peine à survivre en cultivant des petites parcelles de terre ou en travaillant dans des fermes appartenant à leur communauté d’accueil. D’autres comptent sur la générosité des populations hôtes pour se nourrir. Or, vues les conjonctures actuelles liées à l’insuffisance des ressources financières, le PAM n’accorde que la ration alimentaire de 15jours en fixant la taille maximale du ménage au niveau 5.

Augustin KANDI-DA,  Cellcom/ Caritas Goma

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